Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 16:53

Lu sur le British journal of photography, Kodak affirme que le marché du film argentique demeure un business rentable une journée après sa mise sous protection contre les faillites.

 

Voici la traduction de l'article disponible ici : http://www.bjp-online.com/british-journal-of-photography/news/2140216/-film-division-profitable-kodak

 

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Quelques heures après que Kodak aie annoncé qu'ils cherchaient à se protéger de la faillite (Système législatif américain, n.d.t.), la société de Rochester ne tarda pas à affirmer que la fabrication de films argentiques survivrait à sa restructuration tant que celle-ci serait rentable.
Audrey Jonckeer, directrice mondiale du marketting et relations publqiues de Kodak déclare au BJP que "Le film (photo et cinéma) reste un marché rentable pour Kodak. Nous possédons un des catalogues les plus fournis et les plus réputés en termes de films argentiques et ce dans les deux secteurs d'activité".
"Nous avons fait les démarches pour maintenir le marché pendant qu'il déclinait et nous savons désormais qu'il y a de par le monde des centaines de passionnés du film pour des raisons artistiques et esthétiques". Durant les trois dernières années, Kodak a étendu sa gamme de films professionnels, introduisant ou relaçant des fils comme la Ektar 100, Portra 160 et Portra 400.

Jonckheer ajoute : "Nous continuerons à produire du film tant que cette activité aura une demande suffisante et d'après ce que j'ai pu constater, cette demande existe toujours."


En 2010, le directeur Marketting de Kodak affirmait qu'il y a avait de par le monde un regain d'intérêt pour le film argentique. Cependant, l'auteur du BJP, Jonathan Eastland, constate que Kodak ne fait pas tout ce qui est nécessaire pour promuvoir le film comme il se doit. "Kodak doit chercher ce qui représente le coeur de ses activités. Qu'est-ce qui les a fait croire que l'impression numérique allait devenir l'activité rentable ? Kodak devenant un spécialiste de l'imprimante numérique est un fait risible'.

 

Au contraire, dit Eastland, Kodak devrait vraiment considérer son passé de fabricant historique de films argentiques. "Chaque fois qu'un film était discontinué, kodak répondait que la demande en régression justifiait ce choix et que les ventes d'un tel produit ne représentait qu'un faible pourcentage de leur production. Or, ce faible pourcentage représente un énorme marché de niche. Il y a encore des millions d'utilisateurs du film de par le monde, pas des centaines comme Kodak l'affirme".

 

Eastland ajoute : "Kodak doit revenir en arrière face à certains choix à propos du marché du film. Les utilisateurs de cette technologie veulent ces petites boîtes jaunes et le film devrait être un de leurs domaines principaux d'activité, même si cela implique une réduction de la taille de la compagnie, avec un marketting efficace et un service consommateur de haute qualité".

 

Silverprint, un distributeur et vendeur de matériel argentique confirme ces propos : "Ces 12 derniers mois, nos ventes de papiers et films argentiques ont augmenté". Sur leur page Facebook, ils publient que  "Silverprint n'a jamais été autant déterminé à fournir mondialement tous les utilisateurs de films argentiques avec tout ce dont ils ont besoin pour une activité profesionnelle ou simplement amateur. Nous pensons que la presse a rapidement mélangé l'idée de "Kodak en faillite" avec "Le film en déroute". Ce n'est absolument pas le cas, tant en termes de chiffres de vente qu'à propos du buzz sucité sur le web à propos de l'imagerie argentique."

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Finalement, tout n'est pas si noir au pays de l'argentique et c'est une bonne nouvelle.
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 14:45

Je n'aime pas trop parler de matériel (certains fora le font très bien), mais là, je dois vous parler d'un appareil qui fut mon ami durant quelques années : Le chinon CE-4s.

 

5000141763_e0006dd29c.jpg

 

La marque.

 

Chinon est très connu dans le milieu des cameras video et autres projecteurs de cinéma amateur. En photographie, ils sont connus pour deux choses : Des appareils amateur type compact et comme fabricant pour d'autres marques.

Cependant, cette marque est connue dans d'autres domaines comme fabricant de lecteurs de disquettes et CD-ROM.

La marque n'existe plus de nos jours, rachetée par Kodak en 1997.

 

Pourquoi ce choix ?

 

En 1998, acheter un appareil reflex argentique n'est pas si facile. En neuf, mon choix s'était porté sur le CANON EOS 500, le Nikon F60 et le Minolta Dynax 500si Super. Le Nikon n'avait pas de réglage manuel de sensibilité, le Minolta était très performant tout comme le Canon mais tous les trois avaient un énorme défaut pour moi : Leur prix, même en occasion, était au delà de mon budget d'étudiant.

 

C'est en visitant un magasin Cash Converters que cet appareil m'est apparu comme une solution. Payé 1999 francs belges (environ 50 euros) avec un objectif de 50mm ouvrant à 1,7.

 

Avec du recul, je me rends compte que cet appareil fut un excellent compagnon tant par sa simplicité d'emploi que par ses performances.

 

Un appareil très performant.

 

L'appareil est électronique, muni d'un système d'exposition automatique priorité à l'ouverture, un grand viseur avec affichage de la vitesse choisie et de l'ouverture, d'un test de profondeur de champ, d'une mémorisation de l'exposition, d'un dispositif pour expositions multiples, motorisable et les objectifs d'origine sont d'excellente qualité (fabrication Tomioka).

 

A l'exception du Minolta X-500, aucun appareil de sa génération ne m'a semblé aussi convivial.

 

La fin et le retour.

 

Mon appareil fit une mauvaise chûte en 2005. Ce n'est qu'en 2012 que j'ai eu l'occasion d'en retrouver un. Cette fois équipé d'un 50mm 1,4, d'une 28mm 2,8 et d'un flash de la marque. Malgré l'usage d'un appareil bien plus performant (Canon EOS 3), je n'ai pas trouvé le Chinon désuet. Peut-être est-ce la nostalgie ou un aspect sentimental...

 

J'avais acheté un Chinon CG-5 plus récent il y a quelques années mais je n'avais pas été satisfait de lui, seul le CE-4 (et son frère CE-4s) me séduisent.

 

Trève de blabla, pour une fois que je fais un article sérieux...

Par photographe-et-autres
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 04:13

Pour ne pas dire autre chose. 

Petit email reçu ce matin : 

 

Salut,
 
 
Il est de notre plaisir de vous informer que:
Dans le monde entier sur un total de 150000 adresses émail sélectionnés par Microsoft , 85 adresses émail ont été tirées au sort pour être des heureux gagnants. Dans ce tirage à base de collectes électroniques et visiteurs de sites Web utilisateur L'internet , votre émail figure parmi les 85 qui ont été tirées comme le gagnant numéro 7, TROISIÈME catégorie:
Vous avez donc été approuvé pour une somme forfaitaire de (€750,000.00 EUROS) Retournez ce code : (TB 1025415)ainsi que votre chèque a été remis à M. Daniel James Agent de liaison de la loterie, Remplissez les informations ci-dessous et envoyez à M. James Daniel pour la remise de votre chèque par Mandat service air tac, ou vous pouvez vous rendre au Burkina Faso prendre votre chèque si vous ne pouvez pas être en mesure à venir au Burkina Faso, vous devez payer pour le service air tac pour recevoir votre  chèque ,Certificat de gain et deux documents vous allez présenter dans votre banque pour le paiement de votre gain sans probléme.
PROMOTION R.U/U.E.M.O.A/M/MICROSOFT
ADRESSE 11068 RUE DE SUFREN LONDRES
SIÈGE; OUAGADOUGOU BURKINA FASO
12, AVENUE KWAME NKRUMAH.
01 B.P 12006 OUAGA 01   

J'apprends dans ce mail que :

Le Burkina Fasso est le pays où se trouve Microsoft ! Satanés américains, ils ont encore menti. 

750 000 euros offert par un pays du tiers monde ! On sait où est passé l'argent des banquiers...

Je vais rentabiliser de mon voyage en Afrique ! J'ai une jeune héritière milliardaire fille d'un président déchu à épouser au Mali, un chèque de 750 000 euros au Burkina Fasso, un Nikon D4 pas cher à 350 euros en Côte d'Ivoire et une Fender Stratocaster de 1944 modèle unique signé par Leo Fender en personne à échanger contre trois bouteilles d'eau de Spa.
Et dire que pendant ce temps là, certains passent leur temps avec un rêve américain !  

Par photographe-et-autres
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 15:34

Si j'écris ce billet, c'est en réaction à un article qu'un ami m'a fait partager. Dans cet article, je peux lire des affirmations comme : Kodak voyait dans le numérique une évolution de la Photo qui allait mettre en danger son fond de commerce principal ou encore En restant sur l’argentique, en ne se mouillant que timidement dans le numérique, Kodak a creusé sa propre tombe.

 

D'une part, ces arguments sont forgés à l'emporte pièce mais surtout totalement erronés car une simple recherche documentaire aurait prouvé à l'auteur de ces lignes à quel point il était éloigné de la réalité.

 

Kodak et le numérique : Parmi les pioniers.

 

On a tendance à oublier que Kodak fut un des premiers à lancer le numérique en photographie. Dès 1991, un appareil digital était réalisé, le DCS.

 

kodak-DCS.jpg

Image provenant du site http://www.mir.com.my/rb/photography/

 

Cet appareil muni d'un boîtier informatique était prévu pour envoyer les images par voie électronique bien avant la popularisation de l'email et la libéralisation de l'Internet. Il s'agit là d'un matériel numérique professionnel.

 

Toujours dans la classe des appareils professionnels, Kodak avait une réelle longueur d'avance sur les concurrents avec son DCS Pro 14

 

kodakdcs14n_01.jpg

Disponible en monture Nikon ou Canon, cet appareil disposait dès 2002 d'un capteur plein format 14 Mégapixels alors que les concurrents en étaient encore à 4 ou 6 Mégapixels...

 

On peut également citer le Kodak Photo CD qui annonçait les prémices des films argentiques fournis avec images JPEG que nous connaissons. Malheureusement, ce système est apparu sur le marché à une époque où le particulier n'avait pas d'ordinateur et encore moins l'utilisé de photos numériques.

 

L'argument comme quoi Kodak est arrivé trop tard sur le marché du numérique est totalement faux, on peut dire qu'ils furent parmi les pionniers de la photo numérique voire même qu'ils sont arrivés trop tôt. 

 

Pourquoi une telle débandade...

 

Kodak n'est pas le seul à avoir des soucis : Konica Minolta et Agfa ont eu de sérieux soucis si bien qu'ils ont abandonné le secteur de la photographie, Ilford a eu de sérieux ennuis tout comme Leica. Les difficultés de Kodak sont en fait liées à la mutation du domaine de la photographie combinée à la crise actuelle.

 

L'histoire nous apprend, grâce à sa faculté de se répéter, les raisons qui expliquent ces problèmes.

 

Remontons au début des années 50. Le matériel photographique est Allemand. Rollei, Leica, Iaghee Exakta, Franka, Balda, Nagel, Voigtlander et bien d'autres sont les ténors du marché des appareils. En optique, le marché est tenu par Leitz, Zeiss, Rodenstock, Schneider, Schacht et Steinheil pour ne citer que les plus importants. Ailleurs, seuls quelques fabricants marginaux s'imposent sur des marchés locaux artificiellement maintenus par les protectionnismes d'état : Wrayflex en Angleterre, Alpa en Suisse, Angenieux et Foca en France.

 

Fin des années 50, de nouveaux acteurs interviennent  dans le marché de la photo, les Japonais qui seront plus tard connus sous les noms de Nikon, Canon, Pentax, Yashica, Minolta et quelques autres.

 

L'industrie photographique allemande en prend un coup ! Des marques comme Leica et Rollei survivent de par leur côté légendaire, Schacht et Steinheil disparaissent et une restructuration des gammes s'impose. La différence entre un photographe professionnel de 1951 et un de 1961 est que le premier utilisait un Exakta ou un Leica, le suivant utilisera un Nikon F.

 

La raison est simple. Imaginez un village avec un seul boulanger : Ce dernier aura une affaire florissante. Imaginons maintenant le même village avec dix boulangers : Les affaires seront moins rentables. La multiplication des acteurs dans un domaine précis amène une dilution de la clientèle. C'est ce qui s'est passé à l'époque et se répète aujourd'hui.

 

Dans le milieu de la photographie numérique, nous pouvons constater que des géants de l'électronique se sont lancés dans le domaine. Panasonic, Sony, Samsung ou encore Casio, constructeurs jadis connus pour leurs chaînes stéréo et calculatrices sont désormais des fabricants d'appareils photographiques. Ce sont les "boulangers supplémentaires" qui diluent le marché de la photographie.

 

Qu'aurait du faire Kodak ?

 

Face à la mutation du marché, personne n'a de véritable solution. La chute de l'utilisation des consommables argentiques chez les pros comme les amateurs a amené une restructuration de l'offre que Kodak a selon moi bien géré. Malgré des erreurs flagrantes de par le passé, le géant américain a réussi a demeurer à flots plus longtemps que les autres acteurs, retardant sa chute.

 

Mais une fois de plus, nous connaissons la puissance américaine et on peut imaginer que ce qui apparait comme une chute n'est qu'un faux pas duquel Kodak sortira. J'espère ne pas me tromper !

Par photographe-et-autres - Publié dans : Bla Bla
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 22:33

 

Entre les rumeurs, les certitudes assénées et les avis datant d'un autre siècle, on pourrait croire que la photographie est un métier mort, sans avenir et sans perspectives. Il n'en est heureusement rien. Malheureusement, les forums sont remplis de "parleurs" qui n'hésitent pas à vous dire l'inverse ! 

 

Le métier a changé ? On va en parler !!!

 


Un métier en mutation

 

Dire que le métier de la photographie est en pleine mutation est un peu inutile. Tous les métiers sont en perpétuelle mutation. La secrétaire n'utilise plus une vieille underwood mais un ordinateur, le maçon utilise désormais un niveau laser et une bétonneuse, l'agriculteur a depuis longtemps abandonné la charrue au profit du tracteur piloté par GPS…

 

Pourquoi la photographie devrait-elle rester comme elle l'était dans les années 50 ?

 

La réalité est que le métier a évolué comme tous les autres. Voci un aperçu des idées reçues sur le métier de photographe.

 

Avant, c'était avant. Ce constat est du à une mauvaise perception de la réalité. Remontons fin des années 1990 : Internet arrive dans les ménages et les gens s'équipent d'ordinateurs. Rappelez-vous le nombre conséquent de magasins d'informatique dans votre ville (aujourd'hui devenus des night-shops ou des restaurants).

 

En 1997, on inaugurait le quatorzième magasin SHOP PHOTO sur Paris. Quatorze magasins de la même enseigne dans une même ville. Ces magasins sont moins nombreux aujourd'hui et ce pour plusieurs raisons.

Internet et l'achat en ligne

Beaucoup de ces magasins n'ont pas cru que les magasins en ligne se développeraient si vite et avec le succès qu'on leur connaît, persuadés que leur "conseil et SAV" serait suffisant à leur  survie. Ils ont eu tort.

Les prix trop élevés

Quand on voit qu'un magasin ose vous vendre une simple pellicule noir et blanc pour 9,99 euros alors qu'elle est vendue sur le net à 3,45 euros, on comprend que les vendeurs internet prennent le dessus. Le stock limité avec des excuses vaseuses (je suis obligé d'en prendre 200 pour vous en vendre un seul) ou les produits d'un autre âge (piles périmées depuis 2004 alors que nous sommes en 2012) expliquent l'échec mérité de certains commerçants.

Des sites Web dépassés, mal faits et sans information

Pour avoir l'air moderne, certains magasins se créent un site Internet. Plutôt que d'engager une personne compétente, ce dernier est vite fait mal fait, et ne donne qu'une impression de modernisme. Beaucoup de commerçants ont ainsi une fonction "ajouter au panier" qui ne fonctionne pas (impossible d'acheter en ligne).


Que dire des magasins qui proposent malgré tout l'achat en ligne et qui n'ont pas le produit de stock contrairement à ce qu'affirme leur page Web. Que dire également de ceux qui vous invitent, après l'achat en ligne simulé de "passer au magasin pour payer et prendre votre commande".

 

Ajoutons également que de nombreux magasins en Belgique ne proposent pas le paiement en ligne avec une carte bancaire belge alors qu'il est possible de payer avec une carte bancaire française…

Défaitistes et pleureurs

Faites l'expérience d'aller dans un magasin de Bruxelles et parlez de photographie. Vous entendrez la complainte de ce marchand, parlant du "bon vieux temps" avec nostalgie et fustigeant l'époque moderne. En 2001, je me rappelle avoir été dans un magasin demander un objectif d'occasion pour mon appareil à monture Pentax (un Chinon). La première chose qui me fut dite étai un dénigrement de mon matériel, une "petite saloperie", suivi d'un discours nostalgique à propos des films Kodak Tri-X qui allaient disparaître (on en trouve toujours en 2012…), et enfin, me proposer un objectif en mauvais état pour la somme de 5000 francs belges.


J'ai immédiatement claqué la porte du magasin en disant à ce vendeur que le prix d'une "saloperie" était trop élevé. Rentré chez moi, je suis allé sur le site ibazar.fr (devenu ebay) et j'ai trouvé mon objectif, en excellent état pour 800 francs belges (20 euros).

Quand on se moque des gens, qu'on méprise le métier pour ensuite surfacturer… Il ne faut pas s'étonner de se casser les dents. Certains le méritent !

 

La photo ? Ca sert à rien !

 

Vous connaissez sûrement la série "Bref" de Canal Plus. Dans l'épisode sur "J'apprends la guitare", il parle de ces gens chez qui tout et n'importe quoi ne "sert à rien". Ces gens sont ceux qui couperont du bois sans lunettes de protection, retirent les dispositifs de sécurité des scies circulaires et manipulent des produits sans équipement de protection car… ca sert à rien !

 

Les témoignages sont souvent redondants : "J'ai été photographe pendant trois ans, j'ai arrêté, ca ne marchait pas" ou encore "je gagnais pas assez pour vivre" ou finalement "j'ai voulu le faire mais je l'ai pas fait".

 

Vous trouverez également des gens qui sont d'éternelles victimes : "Les taxes m'ont tué" ou encore "J'ai repris un commerce qui ne marchait pas et le propriétaire m'a menti".

 

La première chose à faire est de ne pas écouter ceux qui ont raté (ou les écouter pour faire l'inverse). Souvent, ceux qui ont raté leur vie sont les plus grands fournisseurs de conseils. Avez-vous envie d'apprendre à conduire avec quelqu'un qui a un accident par semaine ? Avez-vous envie d'écouter les conseils relationnels d'une personne qui est à son cinquième divorce ? L'expérience est comme le vin, il y a la bonne et la mauvaise expérience.

 

Puisque je vous présente des cas réels, voici les raisons des gens qui ont échoué dans le métier :

 

 "J'ai été photographe pendant trois ans, j'ai arrêté, ca ne marchait pas" Cette personne a repris un magasin de photographie dans un petit village avec pour seule formation un diplôme d'école primaire !

"je gagnais pas assez pour vivre" S'est acheté une BMW, un Hasselblad complet et partait en vacances trois fois par an dès les premiers mois de l'ouverture de son magasin.

"Les taxes m'ont tué" n'a pas compris que "chiffre d'affaire" et "bénéfices" n'étaient pas les mêmes chiffres.

"J'ai repris un commerce qui ne marchait pas et le propriétaire m'a menti" Est une éternelle victime de la société qui n'a jamais été responsable de ses erreurs. Le genre de personne a accuser l'arbre de d'être déplacé tout seul pendait qu'il conduisait.

 

Sans fustiger ces personnes qui ont commis des erreurs, je vous déconseille de prendre leurs arguments au sérieux. Ce n'est pas parce qu'une personne a échoué qu'une autre ne peut pas réussir.

 

Evitez également les gens qui vous donneront des conseils avisiés de gestion alors qu'ils n'y connaissent rien ! Vous n'imaginez pas le nombre de gens qui se prétendent "spécialistes" alors que leur connaissance du commerce se limite à "Bénéfice = Prix de vente – prix d'achat".

 

Enfin, avant de suivre un conseil ou une direction, posez-vous les questions suivantes : Qui est le "conseilleur", son expérience, son passé ? Quel est son intérêt ?


Ambition et prétention

 

Désolé d'être virulent, mais une fois de plus, seuls ceux qui ont raté leur vie vous accuseront d'être des prétentieux. L'ambition est nécessaire pour arriver à un résultat. Si vous vous comportez comme un rigolo, personne ne vous prendra au sérieux.

Exigez le meilleur matériel

Seul le Doctor Who sauve le monde avec une bouilloire et trois bouts de ficelle, mais c'est un personnage de fiction. Utilisez du matériel et des outils de qualité, pas des bricolages hasardeux qui au final vous coûteront aussi cher que du matériel dédié. Comportez-vous en bricolo, on vous considèrera comme un bricolo…

Exigez la perfection

Un travail demandé par un client demande la perfection. Certains vous diront que la perfection n'existe pas, mais envoyez-les au diable. Le soin et l'exigence que vous mettrez dans vos travaux montrera au client que vous êtes sérieux et respectueux. Ceux qui disent que les clients sont incapables de voir la différence se trompent.

Pas d'arrogance

Aucun travail n'est facile. Ne vous dites jamais qu'un travail est "simple" en le prenant à la légère. C'est souvent là que l'on se casse le nez. Traitez tous vos travaux à égalité.

Laissez les parleurs parler…

Ca sonne mieux en anglais "Let the talkers talk". Les "donneurs de leçon" ont toujours existé et vous n'y changerez rien ! L'énergie dépensée à ces conversations futiles pourra être consacrée à quelque chose de plus intéressant.

 

 

Par photographe-et-autres - Publié dans : Conseils divers
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